24.07.2008

La plus belle polyphonie du monde

polyphonie.jpgBonjour Valérie, tu es mon amour... Il fait chaud, trop chaud...je n'entends pas les cigales...je suis seul. L'atmosphère est glauque. Le vent fait claquer les portes. Je sursaute. Mais je suis seul. J'aimerais me rafraichir avec elle dans la mer de Corse. Elle est un rêve...A-t-elle vraiment existé ? J'ai du mal à respirer...Mylène pleure à la radio les rengaines de notre amour. Si loin ! comment a-t-elle pu partir si loin ? Je l'imagine en train de danser doucement, son corps ondulant légèrement. Comme je l'aime ! Au loin j'entends les chants de l'île, longues complaintes mélancoliques qui chantent son absence. Je dois délirer. Je bois une rasade de whisky...J'ai la bouche pâteuse. Je ne me souviens plus de son goût, de sa bouche, de son souffle. Je sens l'odeur de la mer, les griffures du sable sur mon corps chaud. Je la vois , belle dans un paréo. Ses yeux illuminent le ciel comme des étoiles de jour. Elle s'allonge. Je la désire mais ne peux la toucher. Elle sourit, comme je l'ai vue tant de fois, un sourire malicieux, enjoleur qui m'a fait craquer le premier jour. Ce jour là j'ai eu une apnée d'amour... Je dois rêver...je suis allongé sur le carrelage, fatigué par l'attente, usé par l'angoisse. Le soleil a brulé ma peau, son absence a calciné mon coeur... Je me lève...je n'ai plus de force. Je n'ai pas faim. Elle sourit à l'horizon. La mer est verte comme ses yeux. Sous le voile léger je devine son corps que j'aime tant et que mes mains rapeuses n'ont plus le droit d'effleurer. Mon téléphone n'en peut plus de rester silencieux. je voudrais la faire vibrer, faire trembler les montagnes corses, pour lui dire mon amour. Mais elle reste calme. Le temps passe si vite et si lentement ! Cinq semaines sans elle vont laisser des cicatrices... indélébiles. Je me couche. Je meure d'elle, la plus belle maladie du monde. J'ai envie de l'infini et du néant. Je m'approche d'elle. Elle est toujours sur la plage. Le crépuscule rougit la montagne. Elle semble dormir. Je pose ma main sur son ventre. A travers l'étoffe je sens le battement de son coeur, si léger. Elle est heureuse. J'aime son ventre, sa douceur et ses senteurs. Je rampe vers d'elle, doucement pour ne pas la reveiller. J'embrasse sa bouche au goût de sel. Elle frémit. Elle prononce un mot que je ne comprends pas. Elle est presque nue, il fait presque noir. Le bruit des vagues masque le son de ma langue sur son corps. Elle a le goût de l'air marin, des nicchis, du brocciu, du cabrettu...Elle a surtout le goût de l'extase. Elle entrouvre ses beaux yeux d'amour. J'ai envie d'elle toute entière. Je regarde ses seins toujours plus jolis, ses hanches aux courbes si parfaites, son visage qui m'a fait tant pleurer...je veux lui faire l'amour toute la nuit, entendre son plaisir, la serrer très fort dans mes bras et ne plus la quitter, plus jamais. Je veux vivre le quotidien avec elle,je veux l'entendre encore en colère contre moi, elle est si jolie quand elle est en colère. Je veux encore entendre sa voix si douce et certaines fois si dure, mais si sensuelle... Elle est reveillée. Elle me demande ce que je fais là, qui je suis, quelle heure est-il, où sont les maitres-nageurs...Puis elle se calme, elle s'abandonne, je goûte l'intimité de son corps, je la caresse doucement. On est si bien...La mer s'agite, le temps gronde...on est seul et je l'aime...Et ensemble on forme la plus belle des polyphonies du monde... Il fait chaud. Les portes claquent. J'ai rêvé. Je suis malade d'elle. Elle n'a peut être jamais existé... Tu es mon amour, Valérie...just a green ray through the night

Commentaires

Je crois que c'est ça avoir quelqu'un dans la peau...

Ecrit par : Mamancelib | 31.07.2008

Serait-ce que toute passion contient en elle le ferment de sa propre destruction ? N'y-a-t-il donc que des passions vouées à être sacrifiées ? Non cela dépend de la passionnée, cela dépend du passionné et de la volonté qu'ils ont de la faire durer...

Ecrit par : Gicerilla | 27.08.2008

j'ai pris du retard sur la lecture, mais au fur et à mesure je vais le rattraper!

Ecrit par : neige | 16.09.2008

Moi aussi j'apprécie ma visite dans votre antre passionné, lourd de vécu et de désir puissant, intense et entier, comme je le suis...
Belle journée

Ecrit par : Cara Mia | 03.11.2008

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