16.07.2008

Tu es un amour unique

sexe.jpgJ'ai encore fait un rêve cette nuit, rêve comme tous les autres qui m'arrache aux torpeurs de la nuit et des ténèbres, humide de plaisir et fou de ton amour... La pièce est grande, un peu sombre. C'est étrange, il n'y a pas de plafond, on devine les étoiles. Une légère brise agite les voiles d'un lit baldaquin. Une femme est là, je la vois de dos. Une lègère étoffe semble la recouvrir tout en transparence. Une odeur d'encens plane, je distingue mal les contours des objets, comme dans un brouillard. Je m'approche et je te reconnais. Je vois les lignes de ton corps que je connais par coeur. Tu ne te retournes pas, tu sembles immobile, figée sur le bord du lit. Tout tourne autour de moi, sauf toi. Je distingue ta nuque seule partie de ton corps découverte. Je tends la main vers ton cou, je te touche, t'effleure, je te respire. Tu ne dis rien, c'est étrange. Une robe blanche légère enveloppe le reste de ton corps. Malgré cela je vois ton dos, vallée de tous les plaisirs, le bas de tes reins...je devine aussi la naissance des rondeurs de tes seins, les courbes affolantes de tes fesses, la douceur de tes cuisses. Je suis derrière toi, contre toi. je t'ai reconnue, je te désire, cela fait tant de temps que tu es partie ! Enfin tu te retournes ! tes yeux verts sont appeurés, inquiets. Je regarde ton visage, je me délecte de cette image que je commençais à oublier, icône fragile d'un amour passion. Tu ne me reconnais pas ! Tu ne parles pas ! Tu es une étoile parmi les étoiles. Je te trouve si belle, des frissons me transpercent, mais je ne comprends pas, ton absence, ton silence.... ... Je vois tes yeux et je me souviens de ce regard si beau , d'une mélancolie douce, discrète, qui m'avait foudroyé la premières fois... Tu as toujours de regard là. Tu ne me reconnais pas mais tu es appaisée maintenant Tes mains sont liées, c'est étrange ! Je veux t'embrasser, tu te détournes. Je veux te serrer dans mes bras, mes mains sont attachées aussi ! Dehors, il fait de plus en plus froid et la chambre sent bon la forêt humide et les aiguilles de pin. Je respire ton visage, je sens tes cils sur ma joue. Tu sens la vanille, tu sens l'amour. Je rêve mais je ne le sais pas... Tu as l'air si douce. Je te pensais si loin, le temps et la distance commencait à dresser les barrières de l'oubli. Et d'un seul coup tu étais là, dans un lieu mi-magique mi-inquiétant. Tes seins pointent sous ta robe. Il ressemblent à des fruits défendus, qu'on a envie de toucher, masser, embrasser, dorloter. Je prends dans ma bouche un lacet qui les empêche de sortir de ta robe, alors qu'ils ne demandent qu'à vivre et aimer. Je tire un coup sec, le lacet se défait et ta robe se déchire, laissant apparaitre les objets de mon attention mais aussi la courbe de tes hanches et ton ventre, qui s'offrent à moi, sans vergogne. Tu es à demi-nue, droite comme un i, fière de ton corps . La lumière tremblante d'une pâle bougie projette sur le mur l'image d'une femme qui me donne envien d'amour. J'aurais aimé te toucher, laisser aller mes mains le long de ton ventre, prendre tes hanches fermement et t'embrasser la bouche, le cou, les seins...je ne peux pas, le supplice est douloureux. Et toi tu souris. Nos bouches se sont finalement unies, scellées l'une à l'autre, comme avant, comme au début... Sans trop comprendre comment, je suis surpris de voir que je suis nu... Je rêve mais je ne le sais pas... Je descends le long de ton cou. Chaque parcelle de ton corps recèle un trésor, un parfum, un creux à explorer...je sens le bout de tes seins contre mon visage. Ma langue tourne tout autour. Je sens ton corps qui bouge, ton souffle qui s'accélère. J'aime la vallée entre tes seins, espace géométriquement parfait et porte vers les délices. Je prends ton sein dans ma bouche. Tu te débats un peu. Nos mains entravées empêchent l'étreinte. C'est dur ! dur comme le temps qui nous sépare Valérie... J'ai envie de toi. Je sens en moi des frissons incontrôlés. J'arrache le reste de ta robe d'un coup de dent rageur. Tu es nue devant moi, sublime. Tu te presses contre moi. Je sens tes jambes sur les miennes. Tu remontes lentement. Doucement, dans un va et vient continu tu te frottes contre moi. Je sens ton sexe contre mon genou, contre ma cuisse. On roule sur le lit. Tu es sur moi. Je te sens sur mon ventre. Tes seins s'agittent. Tu ouvres encore plus tes jambes. Le miel de ton envie coule sur mon ventre. Ton corps est agité de soubresauts. Ton sexe dessine sur mon corps des volutes d'amour. Je suis fou de cette douceur, je sens ton odeur, j'ai envie de te boire, toute entière. Dans un spasme d'amour , tu poursuis le trajet du diable, celui que mes mains si elles avaient été libres, auraient effectué depuis longtemps. Ton sexe court le long de mes bras, dans des petits frottements délicieux qui t'arrachent des gémissements de plaisir et qui font monter en moi une excitation que je ne peux pas assouvir. Ton sexe est grand ouvert, je le sens près de mon visage. Tu l'approches et tu repars, comme pour augmenter cette sensation de torture. Je le vois , ma langue essaie de le laper. Tu es à genoux sur moi, tes fesses frolent mon sexe qui n'en peut plus. J'essaie de mefaufiler dans ce creux,si attirant, que j'aimais tant lécher longtemps et tendrement. A chaque toucher de son extrémité, tu te redresses. Je me sens devenir complètement fou. Ces liens sont insupportables. J'ai envie de te prendre, de venir dans toi, pour exploser, pour vivre une extase d'un autre monde... Je rêve mais je ne le sais pas... Je finis par happer l'antre de ton corps. L'elixir suave coule en moi. je te déguste, doucement. Ma langue, mes lèvres, mon nez explorent le paradis. Tu bouges de plus en plus vite, le corps cambré en arrière. Je jouis brutalement sur toi. Tout a implosé en moi. Je ne suis plus rien. L'intensité du plaisir et de mon amour pour toi ont pulvérisé ma conscience. J'aspire ton sexe, ma langue te pénètre, tu jouis aussi. Tu tombes sur moi, lourdement, tes mains liées ne peuvent amortir le choc. La douleur se confond avec ta jouissance. Dehors il pleut et il pleut dans la pièce. Sur le lit on est là tous les deux, immobiles, morts pour un instant. Tout tourne autour de nous, j'ai l'impression qu'un ouragan pénètre dans la chambre... Nos corps ne font plus qu'un. Tout est flou, je ne sais pas où on est, il fait froid, je t'aime, tu es belle... J'ai rêvé et je m'en aperçois brutalement en me reveillant. Mon désir pour toi est la seule relique de ce songe d'une nuit d'été... Je t'aime Valérie...je ne sais pas quel sort tu m'as jeté, mais je t'ai dans la peau... Tu es un amour unique... just a green ray through the night

Commentaires

Très beau texte... Romantique et non vulgaire : j'adore. Sensuels, tour à tour doux et forts les mots coulent, et décrivent une ambiance que l'on peut imaginer à merveille. Tant de passion et de souffrance, c'est si beau décrit comme cela...
Bravo pour votre blog.

Ecrit par : Fanny | 23.07.2008

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