16.07.2008
Bonnes vacances
Je ne sais pas pourquoi, insidieusement, progressivement, monte en moi une sourde angoisse. Tout le week-end j'ai souffert, et je t'ai fait souffrir. Et te faire souffrir m'a fait souffrir... Est-ce l'imminence de ton départ ? Est-ce le contraste avec le vendredi qu'on a passé pour une partie ensemble ? Est-ce le besoin exacerbé de t'aimer, qui n 'en finit pas, qui n'en finit plus ? Quand tu n'es pas avec moi, je pense à toi et je revois tous les moments passés ensemble. Ces moments sont devenus des souvenirs impérissables... Je revois ces instants, forts pour moi, où je te parlais à chacune de nos rencontres, même si pour toi l'intensité n'était pas aussi forte. En fait ça n'avait pas beaucoup d'importance. La joie de te revoir, de te parler, de t'écouter dépassait toujours les questions que je pouvais me poser sur tes sentiments. J'étais amoureux c'est tout, sans contre-partie, avec des angoisses, des douleurs mais aussi beaucoup de moments inoubliables. Tu étais ce que tu es aujourd'hui: séduisante, toujours, agréable, toujours prête à rire, à danser à jouer, aussi. Et puis il y a eu l'escalade, que je n'ai pas choisie, mais que j'ai provoquée, en faisant fi de toutes les conséquences. C'était tellement bon de te caresser doucement, secrètement, toucher ton corps, toi que j'aimais tant depuis tant de temps ! Quelles émotions, quels moments uniques que ceux de Paris, où tu te rapprochais de moi et tu t'en éloignais aussi. Quels moments d'émotion quand, seul, j'ai craqué en décidant de ne plus te revoir. Valérie tu as provoqué en moi des sentiments de bonheur et de tristesse qui étaient absents depuis longtemps de ma vie routinière. Je ne regrette rien, je ne regrette pas la platitude de mes émotions. Et puis tu es venue vers moi. Je t'ai trouvée encore plus belle, j'ai eu encore plus envie de rester avec toi. Chaque caresse, chaque baiser, chaque parole, chaque message a rendu encore plus douloureux ton absence, les moments de doute, où tu ne m'écrivais plus... Je me souviens des séparations si douloureuses que j'ai failli me foutre en l'air, plusieurs fois, J'ai en moi un flot d'images, délicieuses, romantiques, uniques. Ton visage souriant quand tu arrives en voiture et que tu te gares à côté de moi, tes yeux amoureux si beaux, tes messages qui me m'ont fait vibrer au tennis ou au restaurant, ton corps quand tu prends du plaisir, nos moments au champagne et au saumon, nos rencontres si courtes quand tu vas prendre ton courrier. J'entends encore tes appels de tristesse ou d'angoisse. Je pense à nos effleurements si tendres à l'école, après ta première visite chez le psy. Je t'entends encore me dire que je te rends heureuse, que je te fais du bien... Je te vois, jalouse d'une autre...plaisir intense de savoir que tu m'aimes. ce jour là je l'ai vu dans tes yeux. Je me souviens aussi des moments où voulais ralentir la fréquence de nos relations. J'ai encore en moi cette énorme tristesse que j'ai partagé avec ma mère. Je revois encore tes premiers messages après ça, si rassurants. J'ai encore dans la tête ton coup de téléphone après une après-midi d'amour, quand je t'avais offert la bague. Je me souviens aussi de ta peine et de ta colère quand je t'ai dit qu'il fallait essayer d'arrêter... Je suis désolé. Comme j'ai un souvenir amer d'un lundi où tu m'avais demandé de venir te voir parce que tu n'allais pas bien : je n'avais pas pu venir et je m'en veux. Et mille autres choses. J'ai l'impression de stocker chaque moment avec toi dans une case particulière de mon cerveau. C'est impressionnant. Toutes ces images s'entrechoquent et forment à la fois les plus merveilleux des souvenirs mais aussi une source d'angoisse , souvent. C'est trop beau, et j'ai peur à chaque fois que tout s'arrête. Tu vas partir Valérie et tu es contente de partir. Je le comprends. J'aimerais tellement être avec toi, partager ce moment où tu vas pouvoir te reposer, penser à autre chose, décompresser...Je vais remplacer la joie de nos brèves rencontres par le bonheur de t'imaginer heureuse. Je vais penser à tes yeux qui m'ont fait craquer depuis le début, à ton sourire que j'aime tant, quand tu me regardes, un peu moqueuse... J'aime trop ! Je vais penser à tout ce qu'on a fait ensemble. Je vais penser à nos moments d'amour, où je regrette à chaque fois de ne pas t'avoir donner plus, beaucoup plus. Je vais avoir envie de te prendre dans mes bras, longuement, tendrement. Je vais essayer d'avoir en moi ton parfum, ton odeur, ton gout. Valérie, je ne sais pas comment sera notre avenir. Mais je n'ai jamais rencontré quelqu'un comme toi. Tu as toutes les qualités que j'aime et tu ne dois pas en douter. Tu es super, personne n'a le droit de te dire le contraire. Tu vas arriver en Corse. Les souvenirs qui me rattachent à cette île ne sont rien, comparés aux souvenirs que tu as ancrés en moi, définitivement. Tu vas être belle pour les autres, tu vas être séduisante pour les autres, tu vas rire pour les autres. Tant pis. Moi je t'aime, par dessus toutes les difficultés, les questions, les angoisses... Je regrette quelquefois de t'avoir rendu triste. Ce n'était pas volontaire, c'était l'expression d'un grand désarroi chez moi, l'envie égoïste que tu exprimes ton amour plus que de raison. Je n'ai plus beaucoup plus d'images de toi. Ca me rend triste. Je garde dans ma mémoire tes yeux verts, ton sourire si sensuel, ton corps que j'aime tant et les moments passés ensemble à parler et à rire. Bonnes vacances Valérie, Je suis amoureux de toi, Valérie...just a green ray through the night
20:20 Publié dans Amour fou | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note



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